# Je vous prie de bien vouloir : formule à alléger | Call Me Maybe

> "Je vous prie de bien vouloir" alourdit vos emails avec une double supplication désuète. Découvrez pourquoi la simplifier améliore vos échanges professionnels.

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Je vous prie de bien vouloir : formule à alléger&quot;Je vous prie de bien vouloir&quot; alourdit vos emails avec une double supplication désuète. Découvrez pourquoi la simplifier améliore vos échanges professionnels.
## Une supplication, puis une autre
« Je vous prie de bien vouloir me faire parvenir les documents nécessaires. » Décomposez la phrase : &quot;je vous prie&quot; est déjà une supplication à part entière. &quot;De bien vouloir&quot; en ajoute une seconde, comme si la première ne suffisait pas. Résultat, une simple demande de document se transforme en double génuflexion administrative.

## D&apos;où vient cette lourdeur
Cette formule appartient au vocabulaire de la correspondance administrative traditionnelle, où l&apos;emphase et la déférence formelle étaient la norme. Elle a survécu jusque dans les emails professionnels actuels, alors que le format email appelle justement plus de concision.

## Pourquoi ça fatigue le lecteur
Une formule aussi désuète et lourde tend à faire décrocher l&apos;attention du destinataire avant même qu&apos;il n&apos;arrive au cœur de la demande. Le message perd en clarté, et l&apos;image renvoyée par l&apos;expéditeur peut paraître datée, presque anachronique dans un échange professionnel courant.
&gt; Deux formules de politesse empilées ne rendent pas une demande deux fois plus polie, juste deux fois plus lourde à lire.

## Cas concrets : avant et après

### Cas n°1 : Demander un document
❌ À bannir : *« Je vous prie de bien vouloir me faire parvenir votre RIB. »*
✅ L&apos;alternative simple : *« Pourriez-vous me faire parvenir votre RIB ? »*

### Cas n°2 : Demander une validation
❌ À bannir : *« Je vous prie de bien vouloir valider ce document avant vendredi. »*
✅ L&apos;alternative directe : *« Pourriez-vous valider ce document avant vendredi ? »*

### Cas n°3 : Formuler une consigne
❌ À bannir : *« Je vous prie de bien vouloir vous présenter dix minutes avant le rendez-vous. »*
✅ L&apos;alternative claire : *« Merci de vous présenter dix minutes avant le rendez-vous. »*

## La simplicité reste la meilleure politesse
Une formule de politesse en email professionnel gagne à rester courte : le format appelle à aller à l&apos;essentiel plutôt qu&apos;à multiplier les tournures de déférence. &quot;Pourriez-vous&quot;, ou simplement une question directe, suffisent largement à rester courtois, un principe qui rejoint celui de notre article sur &quot;Merci de&quot;, à bannir de vos emails professionnels. Et quand la lourdeur administrative s&apos;invite dans une réponse à un client mécontent, notre guide sur comment gérer un client mécontent et le fidéliser montre comment garder de la clarté sans perdre en courtoisie.

## Questions fréquentes
&quot;Je vous prie de bien vouloir&quot; est-il incorrect grammaticalement ?
Non, la formule est correcte. Le problème est stylistique : elle cumule deux tournures de politesse pour une seule demande, ce qui l&apos;alourdit inutilement.
Dans quel contexte reste-t-elle acceptable ?
Dans une correspondance très formelle et administrative (courrier officiel, contexte juridique), elle garde sa place. Dans un email professionnel courant, une formule plus légère est préférable.
Quelle est l&apos;alternative la plus simple ?
Une question directe au conditionnel (&quot;pourriez-vous...&quot;) reste polie tout en étant beaucoup plus légère à lire.
Faut-il éviter toutes les formules avec &quot;je vous prie&quot; ?
Pas systématiquement, mais mieux vaut réserver ces tournures aux contextes qui le justifient vraiment (courrier officiel), plutôt que de les utiliser par défaut dans tous les emails.
